Je simplifie, mais c'est un peu l'enjeu du débat lancé par deux rapports officiels de la direction de l'évaluation de la prospective et de la performance (depp) du Ministère de l'Education.
Autre possibilité, les professeurs font mal leur travail...
Que disent ces deux études ? Voici leurs conclusions. Vous pouvez les retrouver et télécharger les notes d'information ici.
Plus d'un quart des élèves a des performances qui témoignent qu'ils ont les acquis attendus en fin d'école. Ils sont capables de mobiliser leurs connaissances pour interpréter et mettre en relation des documents, de faire des inférences et d'en dégager une synthèse.
À l'opposé, 15 % ne maîtrisent pas ces acquis. Ils ont quelques connaissances en histoire et peuvent répondre ponctuellement à quelques questions mais sont en très grande difficulté lorsqu'ils ont à traiter plusieurs sources d'information.
Entre ces situations extrêmes, plus du quart des élèves a beaucoup de mal à mobiliser et mettre en lien des connaissances très parcellaires ; alors que 30 % ont une compréhension des concepts spécifiques aux disciplines, qui doit offrir un appui aux apprentissages du collège.
Les difficultés rencontrées à des degrés divers dans ces disciplines par quatre élèves sur dix sont étroitement liées à leur maîtrise insuffisante, voire très insuffisante, de la langue française et du langage.
En fin de collège, plus d'un quart des élèves font preuve de connaissances solides dans les trois volets de la discipline dont ils appréhendent correctement
À l'opposé, 15 % élèves ont des connaissances très fragmentaires et une maîtrise très limitée des compétences attendues. Les plus faibles (2 %) ont des lacunes en compréhension de l'écrit qui les empêchent de traiter l'information. Entre ces deux extrêmes, 28 % savent réactiver des connaissances et rechercher des informations simples à partir de documents sous toutes leurs formes mais ne vont pas au-delà.
30 % ont acquis des connaissances élargies correspondant aux attendus de fin de collège et un vocabulaire plus complet permettant des traitements d'informations complexes. Ils passent du particulier au général, commencent à justifier et reconnaissent des points de vue.
Deux articles analysent ces chiffres, Le Monde insiste sur les difficultés de maîtrise de la langue, Le Figaro titre : "Un rapport pointe le niveau médiocre en histoire-géo"...
[Photo : Rome, Musées du Vatican, novembre 2007, E.A.]












