
Depuis le 12 décembre (29 mars 2009 dans les aéroports), la Suisse (ou plus exactement la Confédération helvétique)
est entrée dans l'espace Schengen. Les contrôles d'identité systématiques sont donc supprimés à ses frontières avec les pays formant l'espace Schengen sans pour autant supprimer les droits de douane puisque le pays, s'il a des accords avec l'Union Européenne, a plusieurs fois refusé l'adhésion. Une votation de 2001 sur ce sujet avait recueilli 77% de non.
Les relations entre la Suisse et l'UE restent donc méfiantes.
Effet secondaire de cette adhésion, la Suisse doit fermer ses 41 kilomètres de frontière avec son voisin le
Liechtenstein,
mettant ainsi fin à une ouverture de 84 ans... En attendant que la petite principauté intègre à son tour l'espace Schengen fin 2009.

Cette intégration de la Confédération Helvétique dans l'espace Schengen pourrait être remise en cause par Bruxelles après la
votation (référendum) qui a lieu en Suisse le 8 février. Les Suisses doivent en effet se prononcer sur la
libre circulation, en particulier des Roumains et des Bulgares. Un non pourrait ainsi signifier la fin de la parenthèse Schengen pour la Suisse... L'extrême droite suisse, de nouveau représentée au gouvernement par le parti de l'UDC, dirigé par Christophe Blocher, appelle à voter non. Ce parti s'était distingué l'an passé par son affiche douteuse sur le mouton noir et les moutons blancs, reprise par le parti d'extrême droite allemand (NPD).